Bien qu'appelées couramment "chapelles" dans le langage des habitants du Nord, c'est le nom d'oratoires qui convient le mieux à ces petits édifices qui se comptent par milliers dans le département.
Le mot chapelle semble provenir de plusieurs origines. Certains prétendent que c'est dans cappa, chape, qu'il faut trouver l'origine de chapelle, parce que on portait à la tête des armées la chape de Saint Martin, qu'on renfermait soigneusement dans une tente ou oratoire qui, de l'objet renfermé s'est appelé chapelle. D'autres disent que les Rois de France faisaient porter avec eux plusieurs reliques de saints renfermées dans une boite, capsa, capsella d'ou s'est formé le nom de châsse, primitivement capse, et que de là à chapelle il n'y à pas loin.
Haspres possède pas moins de 7 chapelles. Elles sont généralement construite en remerciement pour une guerison ou un fléau évité, pélerinage de substitution, coutume villageoise, édifice commémoratif, ou encore étape dans une procession. L'une des plus connues est la chapelle Notre Dame de grâce, située à l'angle de la rue LODIEU. En effet tous les ans à la même époque, le jour de l'ascension les Haspriens s'y rendent en procéssion, avec à leurs tête les reliques de St Hugues et St Achaire.
L'observation attentive de l'emplacement des chapelles à Haspres (voir plan d'Haspres), nous fait remarquer que lorsque l'on trace une ligne droite de ND de Foy à ND de la délivrance, ainsi qu'une autre droite de ND des affligés (Fleury) à ND situé sur la route de Saulzoir, on obtient une croix parfaite.
En effet une vielle légende affirme que cette disposition protège Haspres de la foudre.
![]() | ![]() | ![]() |
Située sur le chemin de Cambrai. Elle était autrefois située sur la route d'Avesnes le sec. |
sur la route Saulzoir face au moulin Bulté. Elle appartient à la commune de Saulzoir br> |
au coin de la rue Raoult et Jules Guesde. Elle porte une date : 1874. |
![]() | ![]() | ![]() |
face au cimetière. Le chemin qui passe à coté mêne à la croix Louis, point culminant du village. |
sur la route de Valenciennes. Elle porte plusieurs dates : 1724, 1821, 1926 |
à l'angle de la rue Lodieu. |
![]() | ||
route de denain, dans le hameau de Fleury. |
Cette chapelle fut léguée en héritage à la famille Marouzé-Béra (comme l'indique la pierre enchassée dans le fronton).

Le 20 décembre 1961, un camion de la société Flipo Défossé (de Cambrai), venant de Lieu Saint Amand et se dirigeant vers Villers en Cauchies, négocie mal le virage et arrête sa course dans la chapelle.
Les dégats matériels sont importants. La statue de la Vierge perd un doigt, l'autel est complétement détruit.
La maison Flipo Défossé, heureusement assurée, propose la remise en état de la chapelle.
Il est décidé de reconstruire la chapelle un peu plus loin, à l'abri de la route. Une parcelle de terre est donnée par Olympe Flahaut.
La nouvelle chapelle est reconstruite par Monsieur Delmotte, pour un montant de 987.564 francs.
La bénédiction a lieu le dimanche 1 juillet 1962.
On ne connait pas l'origine exacte de cette petite chapelle élevée sur la route de Monchaux. Précisons qu'elle est également connue sous le nom de Chapelle aux bois.
Une notice des registres paroissiaux nous enseigne qu'il y avait précedemment à l'emplacement de l'actuelle chapelle qu'une simple niche reposant sur un piquet enfoncé en terre. Pour ma part je pense que l'emplacement éloigné du village avait un lien avec la léproserie ou maladerie mentionnée dans les actes anciens.
L'endroit était l'occasion d'un pèlerinage très fréquenté chaque 2 juillet lors de la neuvaine. Le dimanche qui suivait la fête de la visitation, les croyants s'y rendaient après les vêpres pour clamer quelques louanges en l'honneur de Notre Dame de Foy.

Sur le fronton, on distingue trois dates : 1724, 1821 et 1926.
1724 est probablement la date de la construction primitive.
La chapelle fut construite en 1821 par la famille Joly puis bénite en 1822 par l'abbé Leleu. (SRC : extrait registre paroissial)
En 1900, des malfaiteurs profitent de la neuvaine qui attire les pélerins pour forcer le tronc situé dans la chapelle.
En 1914, des combats violents ont lieu aux abords de la chapelle. Celle ci sera restaurée en 1926.
Brève de juillet 1929 : Malgré la coïncidence du concours agricole, le pèlerinage à ND de Foy ou Chapelle au Bois avait réuni, comme chaque année, plusieurs centaines de fidèles au sanctuaire de la Sainte Vierge. Lundi prochain, 15 juillet, à 10h30, sera célébrée la messe de prémices d'un enfant de la paroisse : M. l'abbé JB Jacqmart. Vers 10h00, une cavalcade se portera au devant du nouveau prêtre, qui arrivant par Moncheaux, revêtira, en la maison paroissiale, les vêtements sacerdocaux. Voilà exactement trente six ans que la paroisse n'a pas eu cet honneur d'une première messe d'un enfant d'Haspres ! Ainsi se prépare t'on, sur le parcours qui suivra le cortège, à décorer les maisons et les rues.
A noter également la présence d'une borne géodésique dans l'un des murs de la chapelle.
Cette chapelle fut érigée par la veuve Mercier en témoignage de sa foi envers la vierge Marie.
A l'occasion de la bénédiction le 26 juillet 1874, une large députation fut envoyée des communes environnantes. Une grande fête suivie.

En 1989, le menuisier Jean Sorriaux s'occupa de refaire une porte. La famille Lestoille en possession de la chapelle pendant un moment la legga à la commune.
Les vieilles pierres d'Avesnes le Sec rongées par le temps meriteraient une belle restauration.
Erigée en 1830 (la date figure sur le fronton), elle fût la propriété de la famille Decornet de la ferme de l'Obette.
Traditionnellement, la procession du jour de l'ascension (mois de mai) s'y rendais autrefois.
Sur le côté gauche (en bas) est enchassée dans la pierre une borne géodésique.

